Alès espère enfin toucher au but
Publié le 09/09/2026
Après deux saisons frustrantes, l’OAC veut cette fois franchir le cap et accéder en National 1
Il y a deux ans, Alès avait longtemps espéré un repêchage dans ce qui s’appelait alors le championnat de National 2, avant d’apprendre au tout dernier moment qu’il était finalement relégué en National 3.
La saison dernière, en N3 donc, le club cévenol avait rapidement écopé de huit points de pénalité pour avoir aligné, lors de deux rencontres – pourtant remportées –, un muté de trop. Malgré une course contre les points, l’OAC avait échoué à la troisième place, regrettant amèrement cette étourderie qui, sans elle, lui aurait peut-être permis d’évoluer aujourd’hui en National 1.
Alors, et si cette saison était enfin la bonne ? Et si l’OAC parvenait à rejoindre l’antichambre des championnats professionnels ? « En football, on a beau avoir la volonté de jouer les premiers rôles, mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut », dit sagement Jean-Marie Pasqualetti. L’entraîneur ne cache toutefois pas les ambitions de son équipe : « On a pour ambition de gagner le plus de match possible pour être devant. »
Une ambition clairement affichée
Après deux journées dans la poule G de Nationale 2, anciennement N3, le bilan n’est toutefois pas encore tout à fait à la hauteur des attentes.
Les Cévenols avaient pourtant parfaitement lancé leur championnat en allant s’imposer à Saint-Jean-Cap-Ferrat face au FC Riviera (0-1) lors de la première journée. Mais ils ont été surpris le week-end dernier, à domicile, par Berre (1-2), seule équipe de la poule à avoir remporté ses deux premières rencontres.
Plus que le résultat, c’est surtout le contenu proposé par ses joueurs qui a contrarié Jean-Marie Pasqualetti. « On était vraiment en dessous de ce que ce groupe peu faire », estime-t-il.
À l’intersaison, le groupe a connu pas mal de mouvements, avec neuf départs pour autant d’arrivées. Une équipe largement renouvelée et surtout jeune, puisque sa moyenne d’âge avoisine les 23 ans. « On a surtout recruté dans le secteur offensif pour avoir une équipe plus complète encore », explique l’entraîneur.
Il appartient désormais à ce groupe de trouver rapidement ses repères et la régularité nécessaires pour jouer les premiers rôles.
Deux tests pour se situer
Les deux prochains rendez-vous devraient justement permettre d’en savoir davantage sur les capacités de cette équipe.
Ce samedi, l’OAC disputera le troisième tour de la Coupe de France sur la pelouse d’Aigues-Mortes, pensionnaire de Régional 1. Sur le papier, les Cévenols auront les faveurs des pronostics pour leur entrée en lice dans cette compétition. Mais Jean-Marie Pasqualetti n’oublie pas que la Coupe réserve parfois de mauvaises surprises. La saison dernière, c’est justement un club de R1, Saint-Clément-Montferrier, qui avait prématurément mis fin à l’aventure alésienne (3-1), fin septembre, au quatrième tour.
Le week-end suivant, retour au championnat avec un déplacement à Rousset. Un adversaire relégué de la division supérieure et qui a, lui aussi, bien entamé sa saison avec une victoire et un nul lors des deux premières journées.
Deux rendez-vous, deux styles d’adversaires et surtout deux occasions pour l’OAC de retrouver son rythme de croisière.
Une réserve qui ne manque pas d’ambition
L’OAC, c’est aussi une équipe réserve engagée en Régional 2. Jeune elle aussi, elle est dirigée cette saison par André Basile, qui a repris du service.
Pour ses débuts en championnat, elle a toutefois subi la loi d’Aimargues (3-0). Un résultat qui ne semble pas inquiéter outre mesure Jean-Marie Pasqualetti : « La préparation a été bonne et il y a deux potentiel. Elle a le moyens de joueur la quatrième ou cinquième place », dit encore le technicien cévenol.
Entre une équipe première qui nourrit l’ambition de retrouver le National et une réserve appelée à jouer les premiers rôles en R2, l’OAC mise donc largement sur sa jeunesse.
Reste maintenant à transformer cette ambition en résultats. Après deux saisons qui ont laissé un goût d’inachevé, Alès aimerait cette fois que l’histoire connaisse enfin le dénouement espéré.