ALES PROMU EN NATIONAL 2

Publié le 23/05/2022

Stéphane Saurat :

« On n’a jamais caché nos ambitions »

L’Olympique d’Alès en Cévennes jouera en National 2 la saison prochaine. Il reste encore deux journées à disputer mais les Cévenols, qui ont dominé de la tête et des épaules la compétition de N3 Occitanie, ont déjà validé leur billet pour l’étage au-dessus. Alors qu’ils recevront Argelès et se déplaceront à Rodez, ils comptent onze points d’avance sur Agde. Stéphane Saurat est un entraîneur heureux.

Votre équipe accède en National 2 avant même la fin du championnat. Quel sentiment prédomine ?

La satisfaction avant tout. C’était l’objectif clairement annoncé par les dirigeants en début de saison. Entre les ambitions et la réalité, ce n’est pas toujours pareil… Mais on y est parvenu.

Qu’est-ce qui a fait la différence par rapport aux autres équipes ?

Avant tout l’investissement des joueurs aux entraînements et lors des matches et leur totale adhésion au projet du club. Après chaque défaite, ils ont toujours trouvé les ressources pour rebondir au match suivant. On est en tête depuis la deuxième journée, ce n’est pas toujours facile d’être leader et de résister à la pression. On a eu l’impression de jouer des matches de coupe tous les dimanches. On n’a jamais caché nos ambitions, on les a assumées, ça révèle un certain caractère. Je n’oublie pas le travail de mon staff. On a été complémentaire. Le club était à ce niveau depuis une dizaine d’années. Il n’avait plus joué au quatrième niveau national depuis vingt ans.  Il y avait une vraie attente.

Les conditions pour ce retour à la lumière sont-elles réunies ?

Ces dernières années, un gros travail a été réalisé. Il y a quatre ans, quand je suis arrivé, on avait manqué l’accession pour un petit point en cédant en fin de saison contre la réserve de Montpellier. Il y a eu après les saisons Covid. Durant ce temps, le club a beaucoup travaillé, des choses ont été mises en place. Il faut aussi souligner le travail de Jean-Marie Pasqualetti, le directeur sportif, et de Philippe Malaroni, le manager général. Ils se sont parfaitement répartis les tâches. Le club s’est restructuré, il est prêt pour ce niveau.

Comment va évoluer le groupe ?

Comme chaque année, on va le stabiliser en conservant un noyau de joueurs que l’on va bonifier. Pour avoir fait des matches amicaux contre des équipes de N2 en début de saison, il y a une différence entre les deux niveaux. Celui que l’on va découvrir sera intéressant avec des réserves de clubs professionnels.

Sur un plan plus personnel, une montée en N2 est-elle plus forte que des longs parcours en coupe de France ?

J’ai connu de bons moments avec Mende et Alès lorsque nous sommes allés en 16e de finale, avec Anduze également. Ce sont des émotions différentes. La coupe, c’est de l’instantané. Le championnat, c’est du long terme, c’est la récompense de la régularité. Je ne suis pas qu’un entraîneur de coupe. Ces résultats vont nous aider à grandir et je vais continuer de grandir avec le club. Je travaille ici dans de supers conditions.

 

Par Mylène Legal

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