L’ES Pays d’Uzès à l’heure du renouveau

Publié le 24/04/2026

Après une période agitée, l’ES Pays d’Uzès retrouve de la stabilité avec une nouvelle gouvernance et des ambitions renouvelées, entre redressement sportif et projet de fusion locale.

Il y a quelques semaines, l’ES Pays d’Uzès a ouvert une nouvelle page de son histoire. Saïd Mazouz a été élu président du club ducal, qui compte un peu plus d’une centaine de licenciés. Il succède à Ahmed Maharzi, démissionnaire, dans un contexte marqué par des turbulences internes. Depuis, la situation s’est apaisée et un nouveau comité directeur, composé de neuf membres autour du président, s’est mis en place.

« La période a été un peu compliquée. Mais Ahmed Maharzi s’était engagé à nous accompagner. Et il l’a fait », souligne Saïd Mazouz.

Un enfant du club aux commandes

Le nouveau président n’est pas un inconnu à Uzès. Arrivé au club en tant que débutant, il a gravi tous les échelons jusqu’à intégrer l’équipe première, alors engagée en DHE. Après des passages au Lasallien, à Anduze et à Montaren, il est revenu à l’ESPU comme entraîneur adjoint de l’équipe réserve, avant d’en prendre la présidence.

Une équipe première en plein renouveau

Sur le terrain, la saison n’a pas été de tout repos. L’équipe première a connu un début difficile, avec huit défaites lors des douze premières journées. Mais la dynamique s’est inversée de manière spectaculaire. Les hommes de Stéphane Saurat n’ont concédé qu’une seule défaite lors de leurs dix derniers matches « Il s’est passé quelque chose », confie le président, saluant l’abnégation du groupe et de son entraîneur.

À quatre journées de la fin du championnat, Uzès occupe la 8e place. Si le maintien n’est pas encore totalement assuré, la cinquième place, occupée par Agde, n’est qu’à trois points. Avec un calendrier favorable face à des équipes de la seconde moitié de tableau (Aimargues, Alès, Pignan et Saint-André-de-Sangonis), la fin de saison pourrait sourire aux Ducaux.

Un projet tourné vers la formation

Au-delà des résultats immédiats, le club entend structurer son avenir autour de la formation. « On a deux équipes U15 très performantes », met en avant Saïd Mazouz, qui voit là les bases d’un projet durable. À court terme, l’objectif est clair : retrouver le niveau R1 dans un délai de deux à trois ans.

La municipalité a vu d’un très bon oeil, en tout cas, l’arrivée de nouveaux dirigeants et le nouveau souffle qu’ils comptent donner au club. « Lors de notre dernier match à domicile, on a organisé une réception avec les élus et nos partenaires. Tous adhèrent à notre arrivée et notre projet », se félicite le président.

Vers un rapprochement des clubs uzétiens ?

Autre chantier majeur : le rapprochement avec le FCPU, l’autre club de la ville, créé récemment et fort de 150 licenciés. Si son équipe senior évolue en D4, le FCPU se distingue par une forte présence de jeunes.

Soutenue par la municipalité, l’idée d’un club unique à Uzès fait son chemin. « Avec le FCPU, on a les mêmes objectifs. Cela peut forcément créer du lien », estime le président de l’ESPU. Le dialogue est déjà engagé. « L’idéal serait de se rapprocher dès la saison prochaine », ajoute-t-il.

Une perspective qui pourrait marquer un tournant décisif pour le football local. Plus uni que jamais, Uzès pourrait alors se projeter vers une nouvelle aventure, portée par une ambition commune.

Par Mylène Legal

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