Nîmes Jeunesse Mahoraise veut écrire une nouvelle histoire

Publié le 01/10/2026

Nouvelle venue dans les compétitions du district Gard- Lozère, la section football de l’Association socioculturelle mahoraise nîmoise a réussi à réunir des membres des anciens clubs mahorais de la ville. En D4, l’équipe a déjà lancé sa saison avec ambition.

 

Il y avait eu l’Union sportive mahoraise, l’AS Mahoraise et Jeunesse Mayotte. Trois clubs, trois histoires, mais jamais encore une véritable union. C’est désormais chose faite. Cette saison, le football mahorais nîmois a décidé de se rassembler sous une même bannière : Nîmes Jeunesse Mahoraise.

Nouvel engagé dans les compétitions du district Gard-Lozère, le club est une section de l’Association socioculturelle mahoraise nîmoise. Une naissance qui répond d’abord à une demande de membres de l’association.

« On avait des demandes pour créer une section football de la part de certaines personnes de l’association. C’est donc ce qu’on a fait en modifiant les statuts », raconte Soihiha Tsimiday, président de la section football.

Installé en métropole depuis le début des années 2000, le dirigeant connaît bien l’histoire du football mahorais à Nîmes.

Il se souvient de ces trois clubs qui ont, tour à tour, tenté de faire vivre leur passion dans la cité gardoise. Mais jamais ils n’étaient parvenus à se réunir. « Hélas, on n’a jamais réussi à ne faire qu’une », regrette-t-il.

 

Cette fois, l’union est en marche

Le nouveau club pourrait bien être celui qui permettra de tourner cette page. Car parmi les joueurs et dirigeants de Nîmes Jeunesse Mahoraise figurent des personnes issues des trois anciennes structures.

« Oui, confirme-t-il, il y a dans la section foot des personnes venues des trois clubs ayant déjà existé. C’est une bonne nouvelle. C’est la preuve que l’on veut construire l’union », se félicite Soihiha Tsimiday.

Pour l’heure, l’effectif est essentiellement composé de joueurs mahorais. Mais le projet n’a pas vocation à rester fermé. « Si des personnes d’autres horizons veulent se joindre à nous, elles sont les bienvenues », précise le président. Une ouverture qui traduit l’ambition de construire un club à part entière, au- delà de sa seule identité communautaire.

 

Un premier test grandeur nature

À Mayotte, le football est le sport numéro 1. Et l’île a déjà offert au football français quelques ambassadeurs de premier plan, à commencer par Toifilou Maoulida, passé notamment par le Nîmes Olympique.

À Nîmes, cette culture du football est également bien présente. Soihiha Tsimiday sait d’ailleurs que plusieurs jeunes Mahorais ont déjà rejoint les rangs du club croco ou ceux de Montpellier. « J’espère, dit-il, que l’on en entendra bientôt parler. »

En attendant de voir émerger les prochains talents, Nîmes Jeunesse Mahoraise commence son histoire au niveau Départemental 4, au plus bas échelon du district. Mais le classement n’est pas encore le plus important aux yeux du président. « L’objectif, c’est de se structurer et de franchir le plus d’étapes possible », affirme-t-il.

Sur le terrain, les premiers résultats sont plutôt encourageants. Pour sa première journée dans la poule B de D4, l’équipe s’est imposée nettement sur le terrain de Nîmes Est Futsal (0-4). Elle a ensuite été accrochée par Poulx (2-2).

 

Un leader pour se jauger

Ce dimanche 4 octobre, le niveau va sérieusement monter d’un cran. Nîmes Jeunesse Mahoraise se déplace sur la pelouse de l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit, leader de la poule et véritable épouvantail en ce début de championnat.

Deux matches, deux victoires et surtout… 19 buts inscrits. De quoi offrir au nouveau venu un premier véritable examen de passage. « Au moins, sourit le président, on va pouvoir s’évaluer. »

Une rencontre qui permettra de mesurer les progrès accomplis par une équipe encore en construction. Mais quel que soit le résultat dans le Gard rhodanien, le véritable projet se situe déjà au-delà du seul championnat de D4.

 

Construire pour durer

Car Nîmes Jeunesse Mahoraise veut grandir. Et pas uniquement en empilant les victoires. Le club souhaite progressivement mettre en place une structure capable d’accompagner les jeunes joueurs mahorais de Nîmes.

Le constat de départ est simple : aujourd’hui, beaucoup d’entre eux évoluent dans différents clubs. L’idée serait donc, à terme, de leur offrir une autre possibilité.

« Les jeunes mahorais de Nîmes vont jouer dans différents clubs. L’idée est de créer une école de foot. Mais on procède par étape en formant des éducateurs et des dirigeants à l’arbitrage », conclut le président.

L’histoire de Nîmes Jeunesse Mahoraise ne fait donc que commencer. D’abord réunir ceux qui, hier, évoluaient sous des maillots différents. Puis structurer, former et transmettre. Et pourquoi pas, demain, faire émerger de nouveaux talents capables, comme Maoulida en son temps, de porter haut les couleurs de Mayotte et de Nîmes.

Pour l’heure, le rendez-vous est pris sur les terrains de D4. Avec une première saison pour apprendre, se construire… et déjà rêver un peu plus grand.

Par Lucas Lescure

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