A Salindres, le football se conjugue aussi au féminin

Vainqueures de la première finale féminine à onze de la coupe Gard-Lozère, les joueuses du FC Salindres ont conclu une saison remarquable, symbole du développement du football féminin dans le club cévenol.

 

Pas peu fier, Yohan Bastien. Président du FC Salindres depuis trois ans, il a vécu le 14 mai dernier une soirée historique à Aigues-Mortes. Ce jour-là, le club cévenol a remporté la première finale féminine à onze de l’histoire de la coupe Gard-Lozère en s’imposant 1-0 face à All Five Codognan.

« C’est une grosse fierté. A jamais les premières », lance le dirigeant salindrois, heureux de voir récompensé le travail engagé depuis plusieurs années autour de la section féminine.

 

Une section féminine construite patiemment

Pour Yohan Bastien, ce succès est avant tout celui d’un projet initié dès la création du club en 2017 par Alain Boyron et Tahar Kessous, puis développé avec Kéomani Vongta.

« Lorsque Alain Boyron a créé le club en 2017, avec Tahar Kessous, l’accent a été mis d’entrée sur le foot féminin. Au fil des saisons, la section s’est structurée. Les filles ont d’abord joué à huit. Et puis il y a deux ans, on est passé à onze », raconte-t-il.

Si Yohan Bastien préside aujourd’hui le FC Salindres, le club représente bien davantage qu’un simple engagement associatif. Après une courte parenthèse chez les voisins de Rousson pour épauler son ami Mous Guiza, il est revenu au bercail, porté notamment par l’attachement au club.

 

Une saison presque parfaite

Le triomphe en coupe vient couronner une saison de très haut niveau pour les Salindroises. Il s’en est même fallu d’un rien pour qu’elle devienne exceptionnelle.

Dans le championnat féminin à onze, Salindres a terminé à un point seulement des Alésiennes, qui décrochent la première place et l’accession au niveau régional. Un dénouement frustrant au regard des statistiques : Alès a conclu sa saison avec huit victoires, un nul et une défaite, tandis que Salindres a signé sept succès et trois nuls, sans connaître la moindre défaite.

Invaincues tout au long de l’exercice, les Salindroises nourrissent forcément quelques regrets. « En début de saison, on n’avait pas forcément d’objectif, mais au fil des matches, on s’est dit que l’on pouvait jouer la montée, qui nous échappe pour pas grand-chose », regrette le président.

Même constat chez les U15 féminines, elles aussi deuxièmes de leur championnat, à seulement deux points de l’accession.

 

Le football féminin continue de grandir

La dynamique devrait se poursuivre la saison prochaine avec la création d’une équipe U18 à huit. Une nouvelle étape dans le développement du football féminin à Salindres, devenu au fil des saisons l’un des axes forts du club gardois.

 

Les garçons encore en course pour la montée

Chez les garçons aussi, l’équipe réserve, engagée en D4, termine dans le ventre mou du classement, alors que l’équipe première a longtemps cru à la montée en D2.

Le début de saison avait pourtant compromis les ambitions salindroises avec trois défaites consécutives. Mais la réaction a été spectaculaire : treize victoires lors des dix-huit dernières rencontres.

Insuffisant toutefois pour rattraper la réserve de Bessèges, leader de la poule. Tout n’est cependant pas terminé. Les Salindrois disputeront un dernier match le 31 mai, à domicile, face à Ribaute-les-Tavernes.

Une rencontre capitale, comme le rappelle Yohan Bastien : « Il nous faut impérativement le gagner. Le meilleur deuxième des poules de D3 peut monter en D2. »

Tout sur le Pass’Foot

La FFF lance le Pass’Foot, qui permet aux jeunes filles et garçons âgés de 5 à 17 ans de bénéficier de trois séances gratuites dans un club affilié. 

Afin de favoriser la pratique et la rendre encore plus accessible à tous et toutes, la Fédération Française de Football propose un dispositif simplifié d’initiation : le Pass’Foot, ouvert ce lundi 11 mai. 

Destiné aux enfants et aux jeunes de 5 à 17 ans, filles et garçons, il leur permet de prendre part à trois séances d’essai gratuites au sein d’un club affilié à la FFF, proche de chez eux. Le dispositif est sans engagement.

Le Pass’Foot vise notamment à accentuer l’accès des féminines à la pratique et à créer ou renforcer la passerelle entre l’école et le club, mais également avec des structures partenaires (centres de loisirs, centres de vacances…). Il peut aussi être utilisé pour toutes les actions promotionnelles des clubs à la recherches de jeunes joueuses, et des instances (ligues, districts) qui accompagnent le développement.

Pass’Foot, mode d’emploi

Comment bénéficier du Pass Foot mis en place par la FFF ? Rien de plus simple !

  1. Remplissez le formulaire dédié en ligne en indiquant le choix du club (voir ci-dessous).
  2. Le club choisi reçoit votre demande ainsi que vos coordonnées. L’accueil de votre enfant peut alors être organisé. 
  3. Un bon nominatif à présenter au club lors de la séance vous est adressé.

Aigues-Mortes et Le Grau-du-Roi ne se quittent plus

FINALE DE LA COUPE GARD-LOZÈRE

Aigues-Mortes et Le Grau-du-Roi ne se quittent plus

 

Aigues-Mortes – Le Grau-du-Roi, telle sera l’affiche de la finale de la coupe Gard-Lozère qui aura lieu ce jeudi 14 mai à 18 h, au stade Maurice Fontaine (anciennement stade du Bourgidou) à… Aigues-Mortes. Elle opposera deux équipes qui ont animé le championnat de Régionale 1.

L’une, Le Grau-du-Roi, occupe d’ailleurs la deuxième place ; l’autre n’est pas très loin, à la troisième, distancées toutefois l’une et l’autre par Montpellier Atlas Paillade qui a validé sa montée en division supérieure. 

Ces deux équipes ne se quittent d’ailleurs pas puisque pas plus tard que samedi dernier, là même où aura lieu la finale, elles s’affrontaient pour le compte de la 24e journée du championnat. Après un nul (1-1) lors du match aller, le 31 janvier dernier, elles n’ont toujours pas pu se départager. Score final : 3-3. Ce jeudi 14 mai, il faudra un vainqueur. 

 

Une première en finale

Aigues-Mortes et Le Grau-du-Roi totalisent à eux deux seize finales. Mais celle de ce 14 mai sera la toute première entre les deux clubs voisins. 

 

Aigues-Mortes sur les traces d’Alès ? 

Aigues-Mortes jouera pour la dixième fois une finale de coupe Gard-Lozère. Si le club salinier se rapproche d’Alès et la Grand Combe en termes de finales jouées (12 pour les clubs cévenols), il est loin de Nîmes Olympique (20 finales). S’il a perdu les deux premières en 1953 et 1967, il a, en revanche, gagné toutes les autres en 1981, 2011, 2013, 2014, 2019, 2023 et 2024. Il est ainsi le club vedette de la coupe depuis les années 2010. S’il remporte le trophée pour la huitième fois, alors il rejoindra Alès au palmarès, à quatre victoires de Nîmes Olympique, le recordman des succès dans cette épreuve (12). 

 

Le Grau-du-Roi dans le club des cinq ?

Le Grau-du-Roi, pour sa part, a déjà joué la finale à sept reprises. Il en a perdu trois, en 1984, 1988 et 2018 pour sa dernière participation. Il en a gagné quatre, en 1989, 1991, 1993 et 2000. En cas de succès, le club maritime rejoindrait ainsi La Grand Combe et Salindres vainqueur à cinq reprises.

 

Une finale à la maison, 73 ans après

Rares sont les finales où une équipe encore en lice a la chance de jouer à la maison. Depuis la création de l’épreuve, il n’existe qu’un précédent. C’était lors de la première édition. En 1953, à la maison, La Grand Combe avait battu… Aigues-Mortes 5 buts à 1. 

 

La septième finale à Aigues-Mortes

Aigues-Mortes est une des places fortes des finales de coupe Gard-Lozère. Depuis la création de l’épreuve en 1953, sept finales s’y sont jouées. La première, en 1970, avait vu la victoire de Nîmes Olympique face à La Grand Combe (1-0). En 1976, Vauvert avait battu Aimargues sur le même score. En 1983, c’est Alès qui avait conquis sa cinquième coupe en dominant Vauvert (2-1). En 1991, les prolongations avaient été nécessaires au Grau-du-Roi pour vaincre Nîmes Olympique (4-3) et soulever pour la deuxième fois le trophée. En 2019, c’est Nîmes Olympique, grâce à sa victoire face à Uzès – Pont-du-Gard (3-2), qui avait signé sa dixième victoire. Enfin, la dernière finale en date à Aigues-Mortes en 2018, avait vu la nette victoire de Beaucaire (3-0) face au… Grau-du-Roi. 

 

Comment ils se sont qualifiés

Pour arriver en finale, Le Grau-du-Roi a sorti Mas de Mingue (3-3, 2 tab à 3), Saint-Martin-de-Valgalgues (0-7), Bellegarde (0-5), Barjac (1-2) et Val de Cèze (0-1).

Pour sa part, Aigues-Mortes a sorti Beaucaire (0-7), Bagnols-Pont (1-1, 4 tab à 1), Le Vigan (1-3), Nîmes Olympique (1-1, 3 tab à 5) et Anduze (0-2). Un sacré parcours qui l’a vue affronter à quatre reprises des équipes régionales.

COUPE ANDRE-GRANIER : La finale à la loupe

Zéphyrs de Congénies – Tavel :

la finale à la loupe

Les Zéphyrs de Congénies face à Tavel : telle sera l’affiche inédite de la finale de la coupe André-Granier 2026. Elle aura lieu le jeudi 14 mai à Aigues-Mortes lors d’une grande journée de football durant laquelle de nombreuses finales (Gard-Lozère, U15, U17, U19, Vigier) se dérouleront. 

 

Une première pour Congénies

Les Zéphyrs de Congénies disputeront cette finale pour la première fois. Il s’agira de la 39e équipe finaliste depuis la création de l’épreuve en 2000. Rappelons que ce club, qui a longtemps pratiqué le futsal, s’est inscrit pour la première fois cette saison dans les championnats du District Gard-Lozère. Il occupe d’ailleurs la première place de Départemental 4 dans la poule C avec onze victoires pour trois nuls et une seule défaite. En championnat, l’équipe a inscrit 70 buts en quinze rencontres et en a encaissé 20.

 

Deuxième finale de suite pour Tavel

Tavel jouera la finale de la coupe André-Granier pour la deuxième fois. Lédignan, Saint-Christol-lès-Alès, Aimargues, Poulx, Fourques et Les 3 Moulins l’ont aussi déjà fait. Et comme les Trois Moulins, il s’agira de sa deuxième finale consécutive. L’année dernière, à Redessan, le club du Gard rhodanien avait tenu tête à Saint-Christol-lès-Alès (2-2) mais la séance des tirs au but lui avait été fatale.

En championnat, Tavel, promu en D3, joue les premiers rôles puisqu’il occupe la deuxième place de la poule C.

 

Comment se sont-ils qualifiés ?

Pour atteindre la finale, Congénies a dû jouer tous les tours. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’équipe de la Vaunage a maîtrisé les séances de tirs au but. Elles ont été nécessaires en demi-finale face à Monoblet (2-2, 6 tab à 5), en quarts de finale face à Cabassut (2-2, 4 tab à 2) et au deuxième tour face à Saint-Christol-lès-Alès (1-1 6 tab à 5). Congénies a aussi sorti Théziers dès son entrée en lice (5-1) et Saint-Laurent-des-Arbres en huitièmes de finale (3-1).

Pour sa part, Tavel est entré lors des huitièmes de finale, éliminant successivement Ribaute-les-Tavernes (5-1), Nîmes cheminots (4-2) et Remoulins (3-2).

 

Monoblet en tête du palmarès

La coupe André-Granier a été créée en 2000 avec une première finale remportée à Jonquières par Caissargues face à Marguerittes (4-2), il s’agira de la 25e finale, les éditions de 2020 et 2021 n’ayant pas eu lieu.
C’est Monoblet qui est en tête du palmarès avec trois victoires en autant de finales, remportées en 2007, 2009 et 2023. Pour leur part, Saint-Christol-lès- Alès (2002, 2025), Poulx (2010, 2018) et Fourques (2012, 2014) totalisent deux victoires en autant de finales jouées.

 

Retour à Aigues-Mortes

C’est la deuxième fois que la finale de la coupe Granier se jouera à Aigues- Mortes. La première, c’était en 2019. C’est Garons qui l’avait emporté (1-0) face à Saint-Jean-du-Pin lors d’un match opposant deux équipes de D3.

 

112

C’est le nombre de buts inscrits depuis 2000 en 24 finale. Aucune finale ne s’est achevée sur un score nul et vierge. Mais les finales de 2001 entre Lédignan et Vergèze, de 2008 entre Sommières et Saint-Gilles AEC, de 2013 entre Langlade-Bernis et Nîmes Athlétic et de 2019 donc, entre Garons et Saint-Jean-du-Pin ont été les moins prolifiques en buts, les premières équipes nommées s’imposant 1 à 0.

L’édition la plus offensive est celle de 2023 lorsque, à Laudun, Monoblet avait été sans pitié pour Bagnols-Escanaux (10-3). Elle devance d’un petit but celle de 2017 lorsque Remoulins avait battu Les Trois Moulins (7-5). A noter aussi les neuf buts de 2022 à Saint-Christol-lès-Alès où Gaujac avait battu le Sporting club nîmois 5 buts à 4 après prolongations.

Saint-Hippolyte-du-Fort aux portes d’une accession historique

Leader de la poule B de Départemental 2 à trois journées de la fin, le SA Cigalois peut accéder au plus haut niveau départemental, plus de cinquante ans après sa dernière apparition.

 

Promu mais pas du tout rassasié, le SA Cigalois est en course pour une deuxième accession consécutive. A trois journées de la fin du championnat, le club de Saint-Hippolyte-du-Fort est, en effet,  en tête de la poule A de départemental 2, à égalité de points avec Le Vigan, qu’il devance au goal average. Un point de pénalité infligé à son rival pourrait également peser lourd dans le décompte final.

Avec quinze victoires, trois matchs nuls et une seule défaite — concédée mi-avril face à Langlade — les Cigalois affichent un bilan solide. Ils possèdent également la meilleure attaque du groupe, avec 70 buts inscrits en 19 rencontres.

 

Une dynamique construite dès l’été

À l’origine de cette réussite, l’arrivée de l’entraîneur Stéphane Ghalem, en début de saison, en remplacement d’Anthony Sabatier qui avait déjà faut un travail colossal et qui a décidé de mettre le football entre parenthèses. Un choix rapidement validé par les résultats.

« Lorsque l’on a présenté notre objectif à Stéphane, qui était de jouer la montée en D1, il a adhéré de suite. Il a fait venir quelques joueurs. Pour notre part, on a fait revenir au club des gars du village qui jouaient dans les clubs alentours. On avait aussi conservé l’ossature de la saison dernière. Et la mayonnaise a pris d’entrée », se félicite le président Emilien Fesquet qui fait notamment référence aux cinq victoires lors des cinq premières journées qui ont idéalement lancé la saison.

Il est à la tête du club depuis près de dix ans. Lorsqu’il est arrivé à la présidence, le SA Cigalois repartait en D5 au plus bas niveau des compétitions départementales. « On est ensuite  remonté jusqu’en D2, mais les saisons Covid ont été compliquées. On est redescendu en D3 », rappelle-t-il.

 

Une accession attendue depuis des décennies

Aujourd’hui, le club vise un retour au plus haut niveau du district, qu’il n’a plus connu depuis plus de cinquante ans. « Autant dire que l’accession est attendue », insiste Emilien Fesquet.

Une attente partagée bien au-delà du vestiaire. « Les supporters sont de plus en plus nombreux à venir au stade. Ils se sont identifiés au club depuis qu’on a fait revenir des Cigalois. On a même fait fabriquer des maillots pour eux », souligne le président.

Dans ce territoire rural, l’ambition sportive est aussi un levier de dynamisme. Emilien Fesquet confirme :  « Dans un coin du département comme le nôtre, assez éloigné des grandes villes, si vous stagnez, vous ne suscitez pas trop d’intérêt. L’objectif, c’est de performer pour exister face à la concurrence. »

Au-delà de l’équipe première, le SA Cigalois, qui compte aujourd’hui 125 licenciés, poursuit son développement. Une équipe U15 sera engagée la saison prochaine, preuve d’une structuration progressive. « On poursuit notre développement et notre restructuration. Tout va dans le bon sens. En plus, depuis les dernières élections municipales, on a ici une nouvelle municipalité qui s’intéresse au football. Tout semble aligné », observe Emilien Fesquet.

 

Un sprint final décisif

Reste désormais à conclure. Dès le week-end prochain, le SA Cigalois se déplacera sur le terrain du FC Cabassut, en très mauvaise position au classement, tandis que Le Vigan recevra Langlade, troisième. Les deux leaders se retrouveront ensuite pour un choc potentiellement décisif, le 17 mai au stade André-Molines. La dernière journée verra Saint-Hippolyte se rendre à Codognan, pendant que Le Vigan accueillera Saint-Martin-de-Valgalgues.

« Avec la réception de Langlade et un match chez nous, Le Vigan va enchaîner des matchs compliqués », analyse le président cigalois, qui voit dans cette fin de saison un air de déjà-vu : « À quelques journées de la fin, la saison dernière, on avait perdu à Bessèges et il avait fallu gagner tous nos matches pour monter. C’est encore le cas. Depuis la défaite face à Langlade, on en a déjà gagné deux. Il faut encore en gagner trois pour écrire notre histoire. »

L’ES Pays d’Uzès à l’heure du renouveau

Après une période agitée, l’ES Pays d’Uzès retrouve de la stabilité avec une nouvelle gouvernance et des ambitions renouvelées, entre redressement sportif et projet de fusion locale.

Il y a quelques semaines, l’ES Pays d’Uzès a ouvert une nouvelle page de son histoire. Saïd Mazouz a été élu président du club ducal, qui compte un peu plus d’une centaine de licenciés. Il succède à Ahmed Maharzi, démissionnaire, dans un contexte marqué par des turbulences internes. Depuis, la situation s’est apaisée et un nouveau comité directeur, composé de neuf membres autour du président, s’est mis en place.

« La période a été un peu compliquée. Mais Ahmed Maharzi s’était engagé à nous accompagner. Et il l’a fait », souligne Saïd Mazouz.

Un enfant du club aux commandes

Le nouveau président n’est pas un inconnu à Uzès. Arrivé au club en tant que débutant, il a gravi tous les échelons jusqu’à intégrer l’équipe première, alors engagée en DHE. Après des passages au Lasallien, à Anduze et à Montaren, il est revenu à l’ESPU comme entraîneur adjoint de l’équipe réserve, avant d’en prendre la présidence.

Une équipe première en plein renouveau

Sur le terrain, la saison n’a pas été de tout repos. L’équipe première a connu un début difficile, avec huit défaites lors des douze premières journées. Mais la dynamique s’est inversée de manière spectaculaire. Les hommes de Stéphane Saurat n’ont concédé qu’une seule défaite lors de leurs dix derniers matches « Il s’est passé quelque chose », confie le président, saluant l’abnégation du groupe et de son entraîneur.

À quatre journées de la fin du championnat, Uzès occupe la 8e place. Si le maintien n’est pas encore totalement assuré, la cinquième place, occupée par Agde, n’est qu’à trois points. Avec un calendrier favorable face à des équipes de la seconde moitié de tableau (Aimargues, Alès, Pignan et Saint-André-de-Sangonis), la fin de saison pourrait sourire aux Ducaux.

Un projet tourné vers la formation

Au-delà des résultats immédiats, le club entend structurer son avenir autour de la formation. « On a deux équipes U15 très performantes », met en avant Saïd Mazouz, qui voit là les bases d’un projet durable. À court terme, l’objectif est clair : retrouver le niveau R1 dans un délai de deux à trois ans.

La municipalité a vu d’un très bon oeil, en tout cas, l’arrivée de nouveaux dirigeants et le nouveau souffle qu’ils comptent donner au club. « Lors de notre dernier match à domicile, on a organisé une réception avec les élus et nos partenaires. Tous adhèrent à notre arrivée et notre projet », se félicite le président.

Vers un rapprochement des clubs uzétiens ?

Autre chantier majeur : le rapprochement avec le FCPU, l’autre club de la ville, créé récemment et fort de 150 licenciés. Si son équipe senior évolue en D4, le FCPU se distingue par une forte présence de jeunes.

Soutenue par la municipalité, l’idée d’un club unique à Uzès fait son chemin. « Avec le FCPU, on a les mêmes objectifs. Cela peut forcément créer du lien », estime le président de l’ESPU. Le dialogue est déjà engagé. « L’idéal serait de se rapprocher dès la saison prochaine », ajoute-t-il.

Une perspective qui pourrait marquer un tournant décisif pour le football local. Plus uni que jamais, Uzès pourrait alors se projeter vers une nouvelle aventure, portée par une ambition commune.

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