OPERATION TABLETTE 2026

OPERATION TABLETTE 2026

Du 26 janvier au 29 mars 2026, la Fédération Française de Football lance une opération tablettes en direction des clubs.

Chaque club pourra bénéficier d’une aide financière de 50€ par tablette, avec un maximum de 5 tablettes par club en fonction du critère d’éligibilité.

Le nombre de tablettes attribuables dépend du nombre d’équipes engagées en compétition à partir de U14 (sans comptabiliser les équipes engagées dans les diverses coupes) selon les données extraites du système FFF au 31 décembre 2025 :

50€ pour 1 tablette pour les clubs ayant entre 1 et 5 équipes engagées.
Jusqu’à 100€ pour 2 tablettes pour les clubs ayant entre 6 et 10 équipes engagées.
Jusqu’à 150€ pour 3 tablettes pour les clubs ayant entre 11 et 15 équipes engagées.
Jusqu’à 200€ pour 4 tablettes pour les clubs ayant entre 16 et 20 équipes engagées.
Jusqu’à 250€ pour 5 tablettes pour les clubs ayant plus de 20 équipes engagées.
Les clubs restent libres de commander moins que leur maximum, mais chaque club ne pourra commander qu’une seule fois, il est donc bien important de bien déterminer la quantité souhaitée avant de valider !

Ainsi, un club avec 10 équipes ou moins pourra commander 1 tablette, tandis qu’un club avec plus de 20 équipes pourra commander, une seule fois, entre 1 et 5 tablettes.

La FFF se basera sur le nombre d’équipes engagées en compétition à partir de U14 au 31/12/2025.

Cette aide vient compléter l’aide mise en place par le District Gard-Lozère depuis quelques saisons.

A l’instar des dernières opérations d’envergure, notamment la dernière l’opération mini-buts, l’opération Tablettes 2026 se déroulera exclusivement sur Le Corner, la plateforme d’achats dédiée aux clubs et aux instances du Football. Afin de réaliser l’achat, les clubs devront avoir un membre qui détient un compte Portailclubs avec l’habilitation « Acheteur Le Corner ».

La tablette concernée par l’Opération est la LENOVO TAB K11.

Cette tablette est évidement compatible avec la Feuille de Match Informatisée (FMI) qui nécessite l’utilisation de tablettes répondant à des caractéristiques techniques spécifiques pour une expérience fluide et optimale. Cette nouvelle version de la FMI sera déployée après la tenue de cette opération.

Uzès – Alès, choc des seizièmes de finale

C’est au siège du district qu’a eu lieu, récemment, le tirage au sort des 16e de finale de la coupe Gard-Lozère dont les rencontres se dérouleront le week-end, des 31 janvier et 1er février. Analyse de ce tirage au sort dont le match phare opposera Uzès à Alès, deux équipes de Régionale 2

 

Aimargues, le tenant fidèle au poste 

Pour son entrée en lice, en 32e de finale, Aimargues (R2) n’avait pas été gâté par le tirage au sort avec un match à Rousson qui évolue une division plus haut. Mais le tenant du titre a été costaud en l’emportant au tir au but. Nouveau déplacement pour Aimargues. Sans faire injure à son adversaire, il est, sur le papier, moins compliqué. Quissac joue, en effet, en D3, quatre divisions plus bas.

 

Encore un exploit ?

Au tour précédent, All five academie (D2) a créé une des surprises des 32e de finale en allant s’imposer (1-3) à Bessèges (D1). Un nouveau gros match attend les pensionnaires de D2. Ils joueront cette fois à domicile, ce qui ne sera pas de trop face à Nîmes Chemin bas, pensionnaire de R2. 

 

Le Petit Poucet à la maison 

Vallabrègues est le Petit Poucet de ces 16e de finale. Les pensionnaires de D4 ont sorti coup sur coup deux équipes de D3, Le Collet de Dèze puis Les Trois Moulins. La difficulté va monter de quelques crans avec la réception de Saint-Privat des Vieux qui joue quatre divisions plus haut, en R3. 

 

Deux chocs de ligue

La rencontre vedette de ses 16e de finale opposera deux équipes de Régionale 2. C’est Uzès qui aura l’avantage du terrain. Les Ducaux, qui ont parfaitement réussi leur entrée en lice à Méjannes (1-6) recevront la réserve d’Alès qui s’est aussi imposée en costaud à Nîmes Soleil Levant (1-4) en 32e de finale. Un autre choc entre deux équipes participant aux championnats régionaux opposera Bagnols-Pont (R3) à Aigues-Mortes. Pour leur entrée en lice, les joueurs du Gard rhodanien ont dû avoir recours aux tirs au but pour venir à bout de Tavel alors que les Saliniers ont déroulé à Beaucaire (0-7). 

 

Indécis

Deux matches opposeront des équipes départementales de même niveau. Barjac – Nîmes Pissevin constituera le choc de D1. Les deux équipes jouent les premiers rôles. Elles se sont d’ailleurs déjà affrontées mi-décembre. C’est Barjac qui l’avait emporté à Nîmes (1-2). En D2, choc entre Le Vigan et Saint-Hippolyte-du-Fort. Les deux équipes se disputent le leadership de la poule A. Ce dimanche 18 janvier, en clôture des matches aller, elles devaient d’ailleurs affronter au Vigan mais le match a été remis à cause de la pluie. Au classement, ce sont les Cigalois qui sont devant avec un point d’avance. A noter qu’avec Saint-Hippolyte-du-Fort et Le Vigan, mais avec aussi All five, Langlade, Saint-Martin de Valgalgues, soit les cinq premiers, avec aussi Vézénobres, six équipes de cette poule A de D2 sont qualifiés pour les 16e de finale de cette coupe Gard-Lozère. 

 

Tirage favorable

Vergèze, Val de Cèze et Rodilhan jouent respectivement en R3, D1 et D2. Point commun de ces trois équipes : elles joueront à la maison face à des équipes hiérarchiquement inférieures d’un niveau, en l’occurrence Redessan (D1), Calvisson (D2) et Bellegarde (D3).

 

Tirage compliqué

Quelques équipes ne vont pas bouder leur plaisir de jouer à la maison ces 32e de finale. Mais elles auront à faire à des adversaires qui jouent plusieurs niveaux plus haut. Ainsi, le tirage est compliqué pour Quissac (D3) face à Aimargues (R2), donc, le tenant, pour Boisset-et-Gaujac (D3) face à Anduze (R3), Saint-Hilaire la Jasse (D2) face à Chusclan (R3), Langlade (D2) face à la réserve de Nîmes Olympique (R1) et pour Saint-Martin de Valgalgues (D2) face au Grau-du-Roi (R1).

 

A noter que Vézénobres (D2) ne connaît pas son adversaire, la rencontre entre Moussac et Cendras, comptant pour les 32e de finale, ayant été arrêtée. Générac (D1) n’est pas non plus fixé sur son sort puisque le match entre Saint-Gilles AEC et Vauvert se jouera le 21 janvier. Générac recevra le vainqueur.

Barjac, la saison de tous les espoirs

Entre parcours en coupe et série impressionnante en championnat, l’ES Barjac s’affirme comme l’un des candidats crédibles à l’accession en Régionale 3.

 

En ce début d’année, tous les voyants semblent au vert pour l’ES Barjac. Le 4 janvier, pour son premier rendez-vous de 2026, le club présidé par Laurent Gilles a frappé fort en allant s’imposer sur la pelouse de Marguerittes (0-1), à l’occasion des 32es de finale de la coupe Gard-Lozère. Un succès de taille pour une formation de D1 face à une équipe évoluant un cran au-dessus, en Régionale 3.

Barjac qui brille en coupe, l’image n’est pas sans rappeler quelques souvenirs encore bien présents dans les mémoires. Lors de la saison 2021-2022, alors pensionnaire de D2, le club avait réalisé un parcours remarquable jusqu’en finale, finalement perdue face à Uzès. Une campagne marquante, synonyme aussi de montée en D1.

« Cette saison-là, se souvient Kellian Lolivrel, coordinateur d’un club fort de 130 licenciés et capitaine de l’équipe première, on était aussi monté en D1, preuve qu’on peut faire des résultats en coupe sans pour autant y laisser des plumes en championnat. Ce sont même deux compétitions complémentaires qui permettent d’enchaîner les matches, de créer une bonne dynamique et de souder plus encore le groupe. »

 

Une dynamique retrouvée

Cette saison encore, la coupe semble servir de moteur. Qualifié pour les 16es de finale de la coupe Gard-Lozère après un beau parcours jusqu’au quatrième tour de la coupe de France, l’ES Barjac avance également avec ambition en championnat. Solidement installée dans le haut du tableau de D1, l’équipe garde un œil attentif sur la Régionale 3, un palier qu’elle aspire clairement à franchir.

Pourtant, tout n’avait pas idéalement commencé. Une seule victoire lors des trois premières journées avait rapidement conduit les dirigeants à prendre une décision forte : modifier l’encadrement de l’équipe première. « Ce ne sont pas toujours des décisions faciles à prendre », reconnaît Kellian Lolivrel.

Yvon Bailly a alors pris la direction de Sumène, laissant la place à un nouveau duo à la tête de l’équipe : Cédric Sonzogni et Thibault Paris. Un choix assumé et rapidement validé par les résultats.

 

Des résultats qui parlent

Depuis l’arrivée du nouveau staff, Barjac ne perd plus. Mieux encore, le club reste sur une série impressionnante de six victoires et un match nul lors des sept dernières rencontres. Une dynamique qui en dit long sur le potentiel de ce groupe.

Parmi les performances marquantes, le match nul décroché à Générac (3-3) fait figure de référence, tout comme la victoire obtenue dimanche dernier sur la pelouse de Nîmes Pissevin-Valdegour (1-2). Deux adversaires qui occupent actuellement les deux premières places du classement, avec désormais une avance réduite sur Barjac d’un tout petit point.

Ce dimanche 18 janvier, l’ESB aura l’occasion de boucler la phase aller à domicile face à Bessèges, avec l’opportunité de confirmer un peu plus encore ses ambitions.

« Le groupe dégage une belle solidarité et un très bon état d’esprit. Il ne manque jamais personne aux entraînements. Les recrues qui sont arrivées apportent toutes quelque chose, ce qui nous fait dire que nous ne nous sommes pas trompés », souligne Kellian Lolivrel, qui insiste aussi sur la bonne santé globale du club.

Le capitaine tient également à saluer l’engagement du président. « Son engagement et son implication sont déterminants dans le bon fonctionnement et le développement du club », insiste-t-il à propos de Laurent Gilles, fidèle parmi les fidèles de l’ES Barjac.

 

L’objectif assumé, sans excès

Cette saison, Barjac ne se cache plus. « L’objectif, c’est la montée », martèle le capitaine. Une ambition clairement affichée, mais abordée avec mesure. « Cette montée-là, elle va se jouer sur la solidité des défenses et la capacité des équipes à faire de longues séries », analyse-t-il.

Dans ces deux domaines, l’ES Barjac semble aujourd’hui cocher de nombreuses cases. Et si la prudence reste de mise, l’élan collectif et la régularité actuelle laissent entrevoir une seconde partie de saison passionnante.

Vallabrègues retrouve le sourire

En difficulté en championnat, l’US Vallabrègues a trouvé dans la coupe Gard-Lozère un terrain d’expression inattendu. Une qualification en 16e de finale fondatrice pour un club qui se reconstruit patiemment.

 

Il aura fallu un match de coupe Gard-Lozère, disputé sur le terrain d’un adversaire hiérarchiquement supérieur, pour que l’US Vallabrègues décroche sa première victoire de la saison à l’extérieur. Un succès aussi symbolique qu’inattendu, venu éclairer un début d’année contrasté pour le club gardois.

Ce dimanche 4 janvier, pour sa première rencontre de 2026, le pensionnaire de D4 a frappé fort. Engagée en 32e de finale de la coupe Gard-Lozère, l’US Vallabrègues s’est imposée 3 buts à 1 sur la pelouse des Trois Moulins, formation évoluant en D3. Une performance qui s’inscrit dans la continuité d’un autre exploit réalisé lors du tour de cadrage, en novembre dernier, avec une victoire à domicile face au Collet (5-2), autre club de D3.

En championnat, une saison encore en dents de scie

Si la coupe sourit à Vallabrègues, la réalité du championnat est plus délicate. Dans la poule B de D4, l’équipe présidée par Teddy Héritier occupe actuellement la 8e place avec un bilan de une victoire, deux matches nuls et cinq défaites. Longtemps privée de succès, elle avait pourtant laissé entrevoir un possible renouveau en infligeant un sévère 10-1 à Théziers.

Un sursaut resté sans lendemain. Depuis, Vallabrègues a enchaîné deux nouvelles défaites. Ce dimanche 11 janvier, le club mettra son calendrier à jour avec la réception de Manduel, un rendez-vous déjà important pour la suite de la saison.

Une reconstruction après une saison traumatisante

En poste depuis deux ans, Teddy Héritier appelle à la patience. Le groupe a été entièrement recomposé à l’intersaison, conséquence directe d’une saison précédente difficile. « La saison dernière, on avait une équipe en D4 déjà. Elle était très indisciplinée avec un entraîneur qui ne tenait pas ses troupes. Il n’y avait pas un match sans carton ni problème », se souvient-il.

La situation avait fini par devenir ingérable. Teddy Héritier poursuit : « En février, j’ai mis un terme à tout ça en déclarant un forfait jusqu’à la fin de la saison. On est ici dans un club de village à l’esprit familial et l’image renvoyée ne collait pas du tout. »

Une période éprouvante pour le président, marqué par cette expérience. « J’étais sans cesse sollicité pour régler les problèmes. J’ai envisagé de jeter l’éponge », confie-t-il.
Aujourd’hui pourtant, le discours est tout autre. « Je revis », affirme-t-il, soulagé de voir le club retrouver une certaine sérénité.

Une équipe jeune, encadrée et perfectible

Aux commandes de l’équipe seniors, Patrice Giraud, ancien éducateur des jeunes du club, s’appuie sur un effectif largement rajeuni. Il est secondé par Marvin Villeseche.  De nombreux joueurs issus de la formation locale composent l’ossature du groupe, rejoints par des éléments venus des communes voisines. « Et il y a quelques papas pour encadrer tout ça », sourit le président, convaincu que le collectif finira par trouver son équilibre.

Sportivement, les axes de progression sont identifiés. « Il y a des matches qu’on doit pouvoir gagner. Mais comme l’équipe est encore trop joueuse, on se fait punir. L’entraîneur a fait passer le message pour corriger ce défaut », explique Teddy Héritier, qui espère que le parcours en coupe servira de déclencheur.

En début de saison, le président ne cachait pas son ambition de voir le club accéder à la D3. Avec seulement cinq points au compteur, l’objectif est désormais reporté à la saison prochaine. Pour autant, l’avenir reste porteur d’espoirs.

Un club de village tourné vers l’avenir

Fort de ses 70 licenciés, l’US Vallabrègues fêtera cette année ses 90 ans. Le club peut compter sur une école de football dynamique et même une section féminine, encore en retrait sur le plan compétitif. « Pour l’heure, les filles ne font que des matches amicaux contre les clubs voisins. C’est un peu dommage », regrette le président, qui aimerait les inscrire prochainement dans les compétitions officielles.

Autre projet dans les cartons : une participation à la coupe de France, souhaitée par l’entraîneur. Après une saison agitée, Vallabrègues semble avoir retrouvé un cap.
« Tout n’a pas été un long fleuve tranquille », conclut Teddy Héritier. Mais aujourd’hui, les eaux paraissent nettement plus calmes.

Opération Tablettes 2026

UNE AIDE EN FONCTION DE LA TAILLE DU CLUB, POUR TOUS LES CLUBS

 

Afin de permettre un traitement objectif du nombre d’équipes engagées dans chaque club, une extraction a été effectuée ce 31 décembre 2025 sur la base suivante : 

  • Nombre d’équipes engagées sur l’outil compétition à partir de U14 sans comptabiliser les équipes engagées dans les diverses coupes.

 

Aussi et dans l’intérêt des clubs, il a été décidé de modifier les seuils pour pouvoir bénéficier d’une aide de la FFF plus importante. Voici les paramètres qui seront appliqués : 

  • 50€ pour 1 tablette pour les clubs ayant entre 1 et 5 équipes engagées.
  • Jusqu’à 100€ pour 2 tablettes pour les clubs ayant entre 6 et 10 équipes engagées.
  • Jusqu’à 150€ pour 3 tablettes pour les clubs ayant entre 11 et 15 équipes engagées.
  • Jusqu’à 200€ pour 4 tablettes pour les clubs ayant entre 16 et 20 équipes engagées.
  • Jusqu’à 250€ pour 5 tablettes pour les clubs ayant plus de 20 équipes engagées.

 

Veuillez trouver ci-joint un tableau synthèse du nombre de clubs pouvant bénéficier de 1/2/3/4/5 tablettes. 

 

Afin de bénéficier de l’aide, n’oubliez pas de nous joindre une facture. 

Bagnols-Pont, la reconstruction après la chute

Rétrogradé de trois niveaux en trois saisons, le club du Gard
rhodanien tente de se reconstruire sportivement et
financièrement sous l’impulsion de son président Mounir
Zekhnini.

La chute a été brutale, presque vertigineuse. En l’espace de trois
saisons, Bagnols-Pont est passé de la Nationale 3 à la Régionale 3.
Trois divisions perdues, trois rétrogradations successives et un club
historique du district Gard-Lozère contraint de revoir ses ambitions à
la baisse. Pour autant, la descente semble aujourd’hui contenue. « On
a fait un peu comme Nîmes Olympique », résume avec lucidité Mounir
Zekhnini, président du club depuis un an.
Arrivé à la tête du club dans un contexte déjà fragilisé, l’ancien
entraîneur des équipes de jeunes a connu l’époque où l’équipe fanion
évoluait encore au niveau national. Pour expliquer cette spirale
négative, il évoque une accumulation de facteurs. Des choix
stratégiques qui n’ont pas porté leurs fruits en Nationale 3, des points
de pénalité lors de la saison en Régionale 1, une relégation aux
barrages, puis une dynamique définitivement brisée à la trêve la saison
dernière par des difficultés financières ayant entraîné le départ de
nombreux joueurs.

Sauver le club avant tout

Face à cette situation, la priorité est claire. « Alors aujourd’hui, le but
est surtout de sauver le club et de résorber la dette. Pour y parvenir,
on a réduit la voilure », explique le président. Nîmois d’origine,
Mounir Zekhnini est devenu Bagnolais de cœur après avoir épousé
une Bagnolaise, fille de Jean-Luc Chas, figure emblématique des
courses pédestres locales, à qui la ville a d’ailleurs dédié un stade.
Sur le plan sportif, le discours est mesuré. L’objectif n’est plus la
montée, mais la stabilité. En Régionale 3, Bagnols-Pont vise avant
tout le maintien. Après huit journées, l’équipe entraînée par Habib
Lakhmaiss occupe la cinquième place avec neuf points, loin du leader
Anduze, qui compte déjà 22 unités, et distancé également par
Montpellier Atlas, Marguerittes et Pérols. Capable d’enchaîner deux
victoires à domicile comme de subir plusieurs revers consécutifs,
l’équipe reste imprévisible. Elle a inscrit dix de ses vingt buts en
seulement deux rencontres, mais reste sur deux défaites avant la
reprise du championnat, prévue le 10 janvier à domicile face à
Moussac.

Un renouveau par la base

Au-delà des résultats, le club s’inscrit dans un temps plus long. À
l’intersaison, Bagnols-Pont a absorbé les Escanaux, l’autre club de la
ville. Une fusion qui a permis d’élargir la base et de franchir le cap des
500 licenciés. Un socle indispensable pour reconstruire durablement. «
On est face à une grosse mission mais on est motivé pour retrouver
des jours meilleurs. J’ai la chance d’être entouré par des bénévoles,
par des vice-présidents investis en la personne de Christophe
Martinez et Emmanuel Louis », souligne le président, insistant sur
l’importance du travail collectif.
La réserve, qui évolue actuellement en D3, traverse elle aussi une
période délicate. Là encore, l’objectif est de repartir progressivement
de l’avant et de gravir les échelons dans les saisons à venir.
Malgré les difficultés, Mounir Zekhnini refuse le fatalisme. Convaincu
du potentiel du club et de son ancrage local, il se projette déjà plus
loin. « Bagnols-Pont doit légitimement envisager à terme de revenir
en R1 », assure-t-il. Une ambition mesurée, nourrie par la patience et
le travail, pour un club qui entend bien retrouver, un jour, sa place sur
les hauteurs du football régional.

 

Photo Rémi Fagnon

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